Masque à trous v1


 

Condition de prise de vue : C8 oculaire 10 mm Camera CB245. Soft : Win245 Temps d'exposition 750ms. Écartement des fentes 165mm, Largeur de fentes 30mm. Image obtenue en 1999.

L'image est brute, juste une soustraction d'offset et un seuillage.

Quelques détails sur l'engin qui permet d'obtenir ces franges. Certains le qualifierons d'usine à gaz, et ils auront raison. Toutefois, ce système est évolutif, et permettra à terme de refaire l'expérience des poutres de Michelson.

Petit descriptif de l'engin :

Le "capuchon", est constitué de deux rondelles de CP de 22mm (diamètre 270mm) serrées entre elles par trois vis à 120°. La rondelle inférieure est percée d'un trou dont le diamètre intérieur est au diamètre extérieur du tube d'un C8. Sa marche aussi sur un LX200, voir sur

http://www.atlantic-line.fr/~montanne/interfero/interfero.htm

La rondelle supérieure est percée de deux trous rectangulaires de 50mm par 70mm. Sur ce cache, est fixé un rectangle constitué de deux morceaux de cornière en alu (en U), et deux pièces de liaison en alu plein servant de support au système d'entraînement. Les cornières sont utilisées pour assurer le guidage des deux fentes dans le plan du front d'onde incident (autrement dit, dans un plan perpendiculaire à l'axe optique), à l'aide de cales en teflon. Les deux fentes sont des plaques d'alu de 5mm d'épaisseur, dont les fentes sont fraisées ensembles de manière à avoir rigoureusement les mêmes dimensions.

Le guidage le long du diamètre est assuré par un rail de chariot d'imprimante matricielle et deux chariots d'imprimantes de récupération (Merci à Philippe Dupouy, et à l'observatoire de Dax). Les paliers de ce type de rails semblent être en bronze, ce qui assure un frottement très doux et surtout parfaitement rectiligne. Toujours récupérés sur une imprimante, des poulies d'entraînement de chariot et le câble allant avec, assurent le déplacement symétriques des deux fentes. Lorsque le câble inférieur, accroché sur la fente inférieure droite se déplace, la partie supérieure gauche du câble fixées sur la deuxième fente (en haut à gauche) se déplace en sens opposé. Les deux fentes ont donc toujours un déplacement de sens opposé. Il aurais été plus facile d'utiliser un système à double crémaillère, mais ces pièces mécaniques sont plus délicates a trouver.

Le système d'entraînement et de mesure est un micromètre récupéré sur un spectro de laboratoire (j'ai gardé les pièces pour faire de la spectro un jour ;-)). Ce type de micromètre est un simple Palmer, mais dont la particularité est de pouvoir être entraîné par un pignon. D'ou l'envie de motoriser l'ensemble pour éviter de faire vibrer le télescope pendant qu'on observe les franges. L'isolation lumineuse des trous du cache est assurée par un soufflet de canson noir (je pense qu'il faudra le changer régulièrement à cause de l'humidité). Reste à faire les deux soufflets externes.

Quelques détails sur la motorisation .... Rien de compliqué, juste trois pignons d'imprimante, et une commande à relais.

L'ensemble s'alimente sous 12 V, et est quasi exempt de vibrations. On devrais donc maintenant voir disparaître les franges en restant tranquillement derrière l'oculaire. Maintenant, y a plus qu'a faire le plus dur : les images et les mesures. Un petit calcul rapide montre que la surface collectrice de ce système est équivalent à celle d'une lunette de 60mm. Donc magnitude limite visuelle de 8 environ. Alors pour évaluer le contraste des franges : CCD !!!!!! La théorie sur la séparation des étoiles en interféro optique permet d'établir une liste de candidates extraites du catalogues de doubles du LX200 (je ferais la même chose bientôt avec l'WDS), dont le résumé est sur le tableau suivant :

C'est un peu optimiste pour les doubles < à 0.6", malgré tout, le candidat sur lequel il serais peut-être intéressant de commencer, en tenant compte de l'écart de magnitude des composantes, des magnitudes de chacune (proche de 4.5), et de la séparation (1"), ce serais Zeta Boot (Bouvier).

 

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