Les cameras

 

Le CCD révolutionne le monde de l'astronomie depuis maintenant quelques années. Malgré tout, et ce à de rare mais précieuses exception, les cameras sont d'un prix relativement peu abordable. Les deux instruments présentés ici sont l'exemple type de ce qu'un astronome amateur équipé d'un bon outillage peu réaliser à moindre frais (<5000 frs).

La CookBook TC245 :

Cette caméra est ma première réalisation dans le domaine. Faites "avec les moyens du bord", car mon budget d'étudiant de l'époque ne permettait pas l'achat de ces précieux engins, nous nous sommes groupés avec deux autres Coraliens (Matthieu Pasquet et Michel Hernandez), pour faire cette camera en partant uniquement du livre (typons compris) de Richard Berry "The CCD camera Cookbook", et en y apportant les améliorations personnelles de Matthieu.

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La mécanique, de conception originale avec Obturateur à Iris récupéré sur un système de prise de vue d'oscilloscope, Cavité Étanche à gaz inerte, Refroidisseur double étage de cellules a Effet Peltier, adaptations possibles d'objectifs photos (au choix, baïonnette Minolta ou Olympus), ou sur télescope via une bague T.

Tout les détails des améliorations de la mécanique et du système de refroidissement sont disponibles sur le sites de Matthieu Pasquet. Le système de refroidissement est d'ailleurs à ce point optimisé que l'on surnomme entre nous cette caméra, le "bac à glaçons".

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L'ensemble de l'installation est malgré tout relativement lourde, vu que la tête optique ne contient que la matrice et la carte pré amplificatrice. Deux boîtiers supplémentaires sont alors nécessaires. Le boîtier convertisseur, et les alimentations. Ca fait quelques kilomètres de câbles.

D'ou l'intérêt porté à une deuxième caméra en cours de réalisation.

L'Audine

Inutile de présenter cette caméra, qui à l'heure actuelle devient un standard dans le cadre de l'astronomie CCD amateur.

Mon idée de départ a été de partir de la superbe réalisation électronique de l'équipe Audine, mais en utilisant un boîtier à cavité étanche, telle celle décrite dans la revue CCD&Telescopes n°18 article de Boris Malzak.

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L'électronique

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L'ensemble de la cavité

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L'obturateur

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La face arrière sans la prise de pressurisation, le radiateur et le ventilateur

La cavité est d'ors et déjà équipée d'un obturateur à iris récupéré sur une tête optique de caméscope. Le circuit de commande interfacé par le logiciel Pisco fonctionne parfaitement. La face arrière et l'étanchéité à fait l'objet d'une attention toute particulière : 

Comme on peut le voir sur les clichés suivant, cette face arrière posée sur un joint torique, dispose de connecteurs subD 15 et 25 points étanches (au standard IP5), que l'on peut approvisionner chez Radiospares (ref : 195-7288 et 195-7301 )

La robinetterie étanche (approvisionnée toujours chez Radiospare,  Ref : type legris 7060, 721-426 à vérifier) permet selon le robinet en place, soit de mettre la camera sous pression de gaz inerte, soit de la mettre sous vide.

L'utilisation de connecteurs étanche pose un problème de câblage. Il a été nécessaire d'établir une connexions fil a fil entre les cartes et le connecteur pour conserver l'étanchéité de la face arrière. Ceci pose un problème de maintenance en cas de panne, mais l'Audine est une caméra qui ne tombe jamais en panne.....;-)

Ayant eu la flemme de monter une alaudine, et en vue de pouvoir utiliser cette caméra en "itinérant" (sur le terrain), j'ai réalisé une alimentation réduite sur la base du schéma de l'étage de sortie de l'alaudine (schémas disponible sur le site de Robert Soubie), et dont on peut voir le résultat sur les images suivantes :

Ca ne régule pas en température, mais ça permet en tout cas une alimentation des peltiers indépendante et consommant peu.

Le résultat est une caméra très compacte, étanche, et relativement légère.

Une première série de test à permis de faire chuter la pression en continu pendant plus de 4 heures, à 0.1 atmosphère. La deuxième prise étanche permet l'adaptation d'une jauge de pression électrique, non encore testée a ce jour.

 

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