Calibration du MASKATROU

 

Voila à quoi ressemblait l'installation complète :

Ce n'est pas vraiment transportable, mais ce fonctionne quand même. Seul gros problème, la caméra étant montée 

sur un télé-extender Meade, le bras de levier introduit fait patiner l'embrayage en AD. 

Conclusion, vivement que j'ai termine mon Audine. Ce sera plus léger, et le système de refroidissement permettra

 d'aller chercher de la magnitude.

Le but de l'opération était de calibrer le système sur une source ponctuelle. Le choix s'est porté sur Antarés 

(Mag 1.07, passage au méridien a la fin de l'installation complète). Les tests se sont fait par acquisition de 

séries de 10 poses de 5 secondes, même condition de prise de vue que sur Sirius pour différentes valeurs de

 séparation des fentes (les images présentées plus bas sont une sélection des prises de vues les plus représentatives

 pour chaque série). La géométrie du MASKATROU se présente comme suit :

On voit dans ce résumé, que la répartition des intensités lumineuses dans une direction faisant un angle alpha avec l'axe optique, est le produit de deux termes,

 dont l'un est représentatif du phénomène de diffraction par une fente unique, de largeur D (expression A),

 et l'autre est représentatif de la superposition de deux rayons lumineux dont la différence de trajet dépend 

de l'écartement des deux fentes (expression B dépendante de L ). On peut donc tracer les courbes théoriques

 représentant la répartition de ces intensités :

Figure de Diffraction théorique pour une ouverture rectangulaire

La figure de gauche représente la diffraction due à l'ouverture rectangulaire (terme A), dont on peut d'ailleurs remarquer

 que l'expression n'est pas la même que celle d'une ouverture circulaire. On suppose que l'intensité sur l'axe optique I0

 est égale à 1. On voit donc un lobe principal, et des lobes secondaires de faibles amplitudes, que l'ont remarque facilement

 en visuel sur une étoile de magnitude raisonnable, en bouchant l'une des deux ouvertures du maskatrou.

La figure de droite montre la répartition des intensités dans ce lobe principal lorsqu'on laisse passer les rayons lumineux

 par les deux ouvertures. La courbe verte montre le lobe principal de diffraction (l'enveloppe) et la courbe rouge montre

 la modulation de cette enveloppe par les interférences. Cette courbe rouge est significative des interfranges que l'on

 observe sur les images qui suivent.

Les images suivantes montrent pour les valeurs de L citées précédemment, l'image prétraitée (juste une soustraction de

 Dark), le profil théorique associé, et une transformée de Fourier associée à cette image. Je détaillerai la transformée de

 Fourier dans les pages sur la théorie, mais l'utilisation de cet outil permet dans un premier temps d'obtenir une mesure

 précise de la valeur de l'interfrange pour chacune des images obtenues. On peut simplement dire dans un premier temps

 que plus les points situés de part et d'autre du centre de l'image sont éloignés, plus on à de franges à l'intérieur du lobe

 principal (donc plus l'écart entre les franges est petit).

Donc dans les étapes de calcul en cours, reste à voir l'échantillonnage exact, du système d'acquisition complet

 (l'inconnue principale venant du tirage oculaire), la mesure précise de l'interfrange par la transformée de fourier, ainsi

 que la démodulation (division de l'image par le profil du lobe principal) pour obtenir une lecture directe des intensités

 d'une frange sombre par rapport a celle des franges brillantes. C'est en effet cette mesure qui constitue la base des

 mesures interférométriques (d'étoiles doubles ou de diamètres de sources : ce serais délirant de résoudre les satellites

 de Jupiter avec un C8 :-)).

Pour finir ce début de procédure de calibration du maskatrou, parlons un peu de l'avenir.

A coté du MASKATROU, la future version, réplique à échelle réduite des poutres de Michelson, affectueusement

 surnommée le TRUKAPOUTR.

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